Il y en a deux: le Costa Rica et le Mexique, où il est facile de voyager. Mer, activités, logement, culture, paysages, ces pays ont de quoi répondre à toutes les envies. Le premier, dont environ un quart du territoire est protégé, est en outre un champion du tourisme durable.
Claro que si! Elle doit largement son image sulfureuse aux séries. A condition de suivre les recommandations et d’éviter par exemple les quartiers chauds, on ne risque rien de plus au Mexique ou en Argentine que dans une métropole européenne. Ailleurs, comme au Nicaragua, le contexte est plus tendu. Nous conseillons alors d’opter pour une voiture avec chauffeur plutôt que pour un simple véhicule de location.
Le Belize, une petite destination à laquelle on pense rarement, car ses deux voisins, le Mexique et le Guatemala, lui font de l’ombre. On y trouve à la fois une jungle exubérante, des sites mayas oubliés des touristes, le fameux Great Blue Hole, superbe à survoler en avion, ainsi que la deuxième plus grande barrière de corail du monde.
La spécialiste
Ce pays, le seul anglophone d’Amérique latine, comprend des paysages très variés, mais se découvre en une semaine. Cela en fait une destination idéale où se rendre en famille, par exemple.
Difficile de généraliser, le continent est si vaste! Mais je dirais que partout l’accueil est chaleureux. Au Brésil et en Colombie, la population, très curieuse, n’hésite pas à aborder les visiteurs. Dans les Andes, les Quechuas sont plutôt réservés, mais quelques mots dans leur langue suffisent à amorcer un contact.
L’Argentine, pour la variété de ses paysages, entre tropiques, déserts et glace. Le Pérou, pour ses sites incas et ses traditions que les Quechuas, encore nombreux, maintiennent très vivantes. Le Brésil, véritable continent en soi, où l’ambiance est toujours festive. Rio, encastrée entre mer et jungle, est pour moi l’une des plus belles villes du monde. L’Equateur, avec sa forte identité indienne, ses impressionnants volcans et les Galápagos. Et le sauvage Chili, entre les glaces de Patagonie, le désert d’Atacama et l’île de Pâques.
A Cuba, pour se replonger dans l’atmosphère des années 1950, voir le bar et la maison de Hemingway, les façades colorées de Trinidad. Musique et joie de vivre sont omniprésentes et les habitants d’une gentillesse infinie. Sans parler des sites de plongée, superbes.
Une rencontre avec les jaguars dans le Pantanal, au Brésil. Nous avons pu observer deux soeurs, une mère et son petit, un gros mâle et deux frères nager, dormir et chasser durant six heures. Nous ne les avons pas dérangés, car nous étions à bord d’un bateau. C’était absolument fascinant.
Donnez-vous du temps – deux ou trois semaines. Certes, c’est un budget, mais c’est souvent un voyage que l’on n’effectue qu’une fois dans sa vie, raison de plus pour ne pas le bâcler. Les distances sont longues, il faut en tenir compte, car c’est généralement lorsque l’on s’arrête dans un petit marché ou un festival, en dormant chez l’habitant, que l’on vit des moments uniques que l’on n’oubliera jamais.
Outre ses incroyables paysages, qui donnent parfois l’impression de se trouver sur Mars, la buena onda – ou la pura vida, comme on dit au Costa Rica – une manière totalement décontractée d’aborder la vie.