Sur la Route du Rhum avec Alan Roura

Le jeune navigateur a terminé 7ème de la Route du Rhum, lundi 19 novembre 2018, après un terrible duel avec Stéphane Le Diraison. Au jour le jour, L'illustré vous dévoile son journal de bord en images.

14 Photos
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Au large de Saint Malo, en face de la Pointe du Grouin. A quatre minutes du départ de la Route du Rhum les équipiers et techniciens doivent quitter le bord. Certains équipiers sur les Ultimes sautent à l'eau en combinaison étanche et sur La Fabrique les équipiers sont récupérés par le semi rigide de l'équipe. (De g a dr. Gilles Avril, Alexis Monnier, Alan Roura et Cyril Anjalran).Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Au large de Saint Malo, en face de la Pointe du Grouin. A quatre minutes du départ de la Route du Rhum les équipiers et techniciens doivent quitter le bord. Certains équipiers sur les Ultimes sautent à l'eau en combinaison étanche et sur La Fabrique les équipiers sont récupérés par le semi rigide de l'équipe. (De g a dr. Gilles Avril, Alexis Monnier, Alan Roura et Cyril Anjalran).Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Les conditions sont telles au Nord ouest du cap Finistère ( ESP), au milieu de l'Atlantique, que Alan n'a pas pu donner de nouvelles pendant 24 heures. " Maintenant il n'y a plus vraiment de course, ni de classement là ça commence à être sport. J'ai un bon 30 noeuds (près de 60 km/h) établi, avec une mer croisée de face" expliquait Alan Roura à la vacation de mardi matin. Selon le directeur de course Jacques Caraes: " Ces conditions rendent les manœuvres difficiles et provoquent des avaries régulières, notamment au niveau des pilotes automatiques et les changements de voile sont délicats." Au coeur du monstre, cette gigantesque dépression qui barre la route de la Guadeloupe, la navigation est dure, la mer creusée et les vents ne vont pas tarder à atteindre 100 km/h et les vagues des hauteurs de huit mètres. Alan pointe toujours en sixième position mais, c'est hard pour lui et les autres.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Les conditions sont telles au Nord ouest du cap Finistère ( ESP), au milieu de l'Atlantique, que Alan n'a pas pu donner de nouvelles pendant 24 heures. " Maintenant il n'y a plus vraiment de course, ni de classement là ça commence à être sport. J'ai un bon 30 noeuds (près de 60 km/h) établi, avec une mer croisée de face" expliquait Alan Roura à la vacation de mardi matin. Selon le directeur de course Jacques Caraes: " Ces conditions rendent les manœuvres difficiles et provoquent des avaries régulières, notamment au niveau des pilotes automatiques et les changements de voile sont délicats." Au coeur du monstre, cette gigantesque dépression qui barre la route de la Guadeloupe, la navigation est dure, la mer creusée et les vents ne vont pas tarder à atteindre 100 km/h et les vagues des hauteurs de huit mètres. Alan pointe toujours en sixième position mais, c'est hard pour lui et les autres.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Ouf ! C'est passé. Sur la photo du bord envoyée à mi-journée mercredi, le Versoisien arbore un grand sourire. Il a de quoi, parce qu'il a subi un véritable calvaire ces dernières 48 heures. "45 noeuds de vent et des vagues d'un autre monde. Ma petite Fabrique a tenu le coup, plus que moi d’ailleurs !" expliquait Alan hier soir alors qu'il avait le bonheur de prendre son premier vrai repas depuis le départ."C'est à moi de jouer et de ne pas perdre la route de vue. Il y a eu beaucoup de casse sur les autres bateaux, j’ai une grosse pensée pour Isa, Armel et j'en passe, car encore une fois, la course au large ne fait pas de cadeaux. " Sauf pour Alan, puisqu'il semble que Neptune ait décidé de l'épargner lors de cette monstrueuse dépression.En début d'après midi mercredi, Alan Roura se situait presque à la latitude de Lisbonne dans un vent d'une vingtaine de noeuds et sur une mer encore bien formée. De l'enfer au purgatoire en quelque sorte.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Ouf ! C'est passé. Sur la photo du bord envoyée à mi-journée mercredi, le Versoisien arbore un grand sourire. Il a de quoi, parce qu'il a subi un véritable calvaire ces dernières 48 heures. "45 noeuds de vent et des vagues d'un autre monde. Ma petite Fabrique a tenu le coup, plus que moi d’ailleurs !" expliquait Alan hier soir alors qu'il avait le bonheur de prendre son premier vrai repas depuis le départ."C'est à moi de jouer et de ne pas perdre la route de vue. Il y a eu beaucoup de casse sur les autres bateaux, j’ai une grosse pensée pour Isa, Armel et j'en passe, car encore une fois, la course au large ne fait pas de cadeaux. " Sauf pour Alan, puisqu'il semble que Neptune ait décidé de l'épargner lors de cette monstrueuse dépression.En début d'après midi mercredi, Alan Roura se situait presque à la latitude de Lisbonne dans un vent d'une vingtaine de noeuds et sur une mer encore bien formée. De l'enfer au purgatoire en quelque sorte.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Après avoir traversé sans encombre la tempête du début de course, Alan Roura a retrouvé de la vitesse et trace sa route au sud du Portugal. La polaire et le ciré ne seront bientôt plus qu'un mauvais souvenir. Septième des IMOCA, il avançait à la vitesse de quinze noeuds jeudi à midi, de quoi tracer un beau sillage à la latitude du Maroc. " J’ai pu sécher le bateau, faire de petites réparations, dormir un peu et manger chaud ! Là, je reprends un peu plus de vent au près, ce n’est pas très agréable mais la route sud passe par là. La dernière dépression restera comme une initiation pour moi : c’est bien la première fois que je rencontre de telles conditions ! Pour rejoindre les alizés, il va falloir un peu chercher car il y a une grosse phase de transition « mollassonne » à l'avant qui ne va pas aider. On a bien souffert, les bateaux aussi, ça va faire du bien au moral de retrouver les alizés ! " raconte Alan à bord de la Fabrique.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Après avoir traversé sans encombre la tempête du début de course, Alan Roura a retrouvé de la vitesse et trace sa route au sud du Portugal. La polaire et le ciré ne seront bientôt plus qu'un mauvais souvenir. Septième des IMOCA, il avançait à la vitesse de quinze noeuds jeudi à midi, de quoi tracer un beau sillage à la latitude du Maroc. " J’ai pu sécher le bateau, faire de petites réparations, dormir un peu et manger chaud ! Là, je reprends un peu plus de vent au près, ce n’est pas très agréable mais la route sud passe par là. La dernière dépression restera comme une initiation pour moi : c’est bien la première fois que je rencontre de telles conditions ! Pour rejoindre les alizés, il va falloir un peu chercher car il y a une grosse phase de transition « mollassonne » à l'avant qui ne va pas aider. On a bien souffert, les bateaux aussi, ça va faire du bien au moral de retrouver les alizés ! " raconte Alan à bord de la Fabrique.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Juste avant de s'engager sur l'autoroute des Alizés, Alan est arrivé dans une zone de transition assez molle  où les heures sont longues et les réglages fins.Ce qui lui permet de profiter de cette "pétole" pour prendre enfin un peu de repos sur le pouf qui lui sert aussi à dormir dans l'habitacle. Même s'il faut constamment être sur les réglages pour progresser au mieux... Au nord de l'île de Madère le marin genevois avançait vendredi matin à cinq noeuds (9 km/h).Pour les quatre monocoques qui se situent à l'avant de Roura , la descente plein Sud continue pour éviter de rentrer dans les hautes pressions, avec en tête, un quartet compact parmi les 60 pieds (Thomson-Meilhat-Riou-Éliès). Alan Roura sur son 60 pieds " La Fabrique" occupe toujours  la septième place.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Juste avant de s'engager sur l'autoroute des Alizés, Alan est arrivé dans une zone de transition assez molle  où les heures sont longues et les réglages fins.Ce qui lui permet de profiter de cette "pétole" pour prendre enfin un peu de repos sur le pouf qui lui sert aussi à dormir dans l'habitacle. Même s'il faut constamment être sur les réglages pour progresser au mieux... Au nord de l'île de Madère le marin genevois avançait vendredi matin à cinq noeuds (9 km/h).Pour les quatre monocoques qui se situent à l'avant de Roura , la descente plein Sud continue pour éviter de rentrer dans les hautes pressions, avec en tête, un quartet compact parmi les 60 pieds (Thomson-Meilhat-Riou-Éliès). Alan Roura sur son 60 pieds " La Fabrique" occupe toujours  la septième place.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Roura ingénieur de bord!Positionné au nord-ouest des Canaries dans la journée de samedi, Alan attend toujours avec impatience de pouvoir profiter de l'Alizé salvateur qui le propulsera jusqu'en Guadeloupe. En attendant, Roura s'est mué en ingénieur de bord puisqu'il dû faire face à des soucis électroniques mineurs... mais rien de grave, ça a été réparé en deux coups de cuillères à pot!Alan se réjouit quand même de pouvoir tirer un peu sur la machine dès que la jonction avec l'Alizé sera faite.  Pour l'instant, les airs restent encore un peu timides. Samedi, le Versoisien toujours en septième position avançait quand même à la vitesse de dix noeuds.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Roura ingénieur de bord!Positionné au nord-ouest des Canaries dans la journée de samedi, Alan attend toujours avec impatience de pouvoir profiter de l'Alizé salvateur qui le propulsera jusqu'en Guadeloupe. En attendant, Roura s'est mué en ingénieur de bord puisqu'il dû faire face à des soucis électroniques mineurs... mais rien de grave, ça a été réparé en deux coups de cuillères à pot!Alan se réjouit quand même de pouvoir tirer un peu sur la machine dès que la jonction avec l'Alizé sera faite.  Pour l'instant, les airs restent encore un peu timides. Samedi, le Versoisien toujours en septième position avançait quand même à la vitesse de dix noeuds.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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On cravache pour toucher les alizés en premier ! Alan gagne une place et se décale dans l'Ouest. But visé, toucher les alizés en premier. Positionné dimanche soir à l'ouest des Canaries, Alan filait à 15 noeuds et il occupait la sixième place du classement. Pendant ce temps les deux premiers Ultimes en vue de l'arrivée de Pointe à Pitre se livrent à une bagarre digne d'un suspense hitchcockien au nord de la Guadeloupe. Francis Joyon revient à grandes enjambées sur Gabart et à 18hres dimanche soir il n'était plus qu'à 18 milles nautique du premier.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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On cravache pour toucher les alizés en premier ! Alan gagne une place et se décale dans l'Ouest. But visé, toucher les alizés en premier. Positionné dimanche soir à l'ouest des Canaries, Alan filait à 15 noeuds et il occupait la sixième place du classement. Pendant ce temps les deux premiers Ultimes en vue de l'arrivée de Pointe à Pitre se livrent à une bagarre digne d'un suspense hitchcockien au nord de la Guadeloupe. Francis Joyon revient à grandes enjambées sur Gabart et à 18hres dimanche soir il n'était plus qu'à 18 milles nautique du premier.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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« Enfin dans les alizés, le couteau entre les dents, il était temps ! J’ai seize noeuds de Nord-Est, mais ce vent va encore forcir. Ca commence à bien cartonner. Mon bateau et moi, on n’est pas bon dans la molle. On s’est fait distancé dans la transition et ça revenait aussi derrière. Là, je peux enfin lâcher les chevaux. J’ai repris ma place au classement mais maintenant il faut la conserver. C’est ultra-motivant d’être entouré d’autres bateaux mais la route est longue, presque 2000 milles…Il manque encore un peu de vent pour faire décoller le bateau. Les conditions sont instables mais les foils m’aident quand même. Je passe mon temps à bidouiller pour aller vite, chercher la meilleure combinaison. » Explique Alan Roura alors que lundi après midi, toujours à la sixième place, en plein milieu de l’Atlantique, il avançait à 15 nœuds.« J’avais parié sur Francis Joyon au départ, alors cette nuit j’étais content. C’est fantastique la bagarre qu’il a mené jusqu’au bout. Ce n’est pas forcément le bateau le plus rapide qui arrive devant, c’est un des enseignements de cette Route du Rhum. Je ne connais pas vraiment Francis, je le croise comme ça, mais c’est un personnage qui me fait rêver et c’est quelqu’un de gentil, d’accessible »Christophe Breschi/La Route du Rhum
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« Enfin dans les alizés, le couteau entre les dents, il était temps ! J’ai seize noeuds de Nord-Est, mais ce vent va encore forcir. Ca commence à bien cartonner. Mon bateau et moi, on n’est pas bon dans la molle. On s’est fait distancé dans la transition et ça revenait aussi derrière. Là, je peux enfin lâcher les chevaux. J’ai repris ma place au classement mais maintenant il faut la conserver. C’est ultra-motivant d’être entouré d’autres bateaux mais la route est longue, presque 2000 milles…Il manque encore un peu de vent pour faire décoller le bateau. Les conditions sont instables mais les foils m’aident quand même. Je passe mon temps à bidouiller pour aller vite, chercher la meilleure combinaison. » Explique Alan Roura alors que lundi après midi, toujours à la sixième place, en plein milieu de l’Atlantique, il avançait à 15 nœuds.« J’avais parié sur Francis Joyon au départ, alors cette nuit j’étais content. C’est fantastique la bagarre qu’il a mené jusqu’au bout. Ce n’est pas forcément le bateau le plus rapide qui arrive devant, c’est un des enseignements de cette Route du Rhum. Je ne connais pas vraiment Francis, je le croise comme ça, mais c’est un personnage qui me fait rêver et c’est quelqu’un de gentil, d’accessible »Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Place au surf dans les alizés. Ces dernières 24 heures la trajectoire de la "Fabrique" a été un peu compliquée. Alan a du faire face à de nombreux grains dans la nuit noire. Afin de se recaler selon les bascules du vent, il a du procéder à de multiples empannages puisque les alizés les plus réguliers se retrouvent plus au sud que prévu. Après avoir été un temps relégué à la 8è place dans la journée de mardi, Alan Roura est revenu mercredi matin au 7è rang. On voit que le match avec Stéphane Le Diraison et Damien Seguin reste serré. Mais place maintenant aux grands surfs dans les alizés, cap vers la Guadeloupe distante d'encore quelque 1400 milles nautiques (2500 km), avec comme objectif une sixième place.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Place au surf dans les alizés. Ces dernières 24 heures la trajectoire de la "Fabrique" a été un peu compliquée. Alan a du faire face à de nombreux grains dans la nuit noire. Afin de se recaler selon les bascules du vent, il a du procéder à de multiples empannages puisque les alizés les plus réguliers se retrouvent plus au sud que prévu. Après avoir été un temps relégué à la 8è place dans la journée de mardi, Alan Roura est revenu mercredi matin au 7è rang. On voit que le match avec Stéphane Le Diraison et Damien Seguin reste serré. Mais place maintenant aux grands surfs dans les alizés, cap vers la Guadeloupe distante d'encore quelque 1400 milles nautiques (2500 km), avec comme objectif une sixième place.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Douche bienvenue ! Il ne reste bientôt plus que 1000 milles jusqu'à l'arrivée. Alan est toujours à la lutte avec Damien Seguin pour tenter de lui ravir la 6è place mais la bagarre est rude. "Il faut garder le moral même si c’est dur en ce moment de ne pas avoir le même vent que Damien et de ne pas pouvoir le tenir..." explique le marin genevois. En attendant Alan a pris le temps d'une douche salvatrice sur le pont de la "Fabrique". Dans les alizés il y a une technique infaillible. D'abord on attend l'arrivée d'un grain... on se savonne sous le grain. Et puis on attend l'arrivée d'un deuxième grain et on se rince sous le déluge d'eau douce et tiède. Il est important de bien viser pour bénéficier de l'arrivée de deux grains successifs ...Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Douche bienvenue ! Il ne reste bientôt plus que 1000 milles jusqu'à l'arrivée. Alan est toujours à la lutte avec Damien Seguin pour tenter de lui ravir la 6è place mais la bagarre est rude. "Il faut garder le moral même si c’est dur en ce moment de ne pas avoir le même vent que Damien et de ne pas pouvoir le tenir..." explique le marin genevois. En attendant Alan a pris le temps d'une douche salvatrice sur le pont de la "Fabrique". Dans les alizés il y a une technique infaillible. D'abord on attend l'arrivée d'un grain... on se savonne sous le grain. Et puis on attend l'arrivée d'un deuxième grain et on se rince sous le déluge d'eau douce et tiède. Il est important de bien viser pour bénéficier de l'arrivée de deux grains successifs ...Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Ca sent le Ti-Punch à plein nez! Toujours à la septième place Alan Roura n'était plus qu'à 900 kilomètres de l'arrivée samedi après midi."Ca va bien on approche du but dans de belles conditions. C'est cool! Je vais tenter d'aller chercher cette 6ème place : rien d'impossible, même si ce n'est pas simple. Le bateau semble tenir bon, je n'y vais pourtant pas de main morte. On m’a dit que l’avantage avec moi, c’est que quand j'ai l'impression que ça va péter, j'ai encore de la marge… Là, mon esprit conservateur est en train de s'effacer ! Je regarde l'étrave fendre la mer, l'exploser même, parfois. Ce beau bateau que j'ai entre les mains, c’est du bonheur absolu. Le résultat d’un travail d'équipe absolument fantastique. Donc merci l'équipe, Je me réjouis de boire un Ti-Punch avec vous à Pointe-à-Pitre. Maintenant il faut m'excuser, mais pour moi c'est l'heure du café. On a beau être « coureur au large », les bonnes choses n'attendent pas !" Expliquait Roura lors d'une vacation samedi à 11 heures. Si tout va bien Alan devrait couper la ligne d'arrivée lundi matin.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Ca sent le Ti-Punch à plein nez! Toujours à la septième place Alan Roura n'était plus qu'à 900 kilomètres de l'arrivée samedi après midi."Ca va bien on approche du but dans de belles conditions. C'est cool! Je vais tenter d'aller chercher cette 6ème place : rien d'impossible, même si ce n'est pas simple. Le bateau semble tenir bon, je n'y vais pourtant pas de main morte. On m’a dit que l’avantage avec moi, c’est que quand j'ai l'impression que ça va péter, j'ai encore de la marge… Là, mon esprit conservateur est en train de s'effacer ! Je regarde l'étrave fendre la mer, l'exploser même, parfois. Ce beau bateau que j'ai entre les mains, c’est du bonheur absolu. Le résultat d’un travail d'équipe absolument fantastique. Donc merci l'équipe, Je me réjouis de boire un Ti-Punch avec vous à Pointe-à-Pitre. Maintenant il faut m'excuser, mais pour moi c'est l'heure du café. On a beau être « coureur au large », les bonnes choses n'attendent pas !" Expliquait Roura lors d'une vacation samedi à 11 heures. Si tout va bien Alan devrait couper la ligne d'arrivée lundi matin.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Dernière ligne droite. Enfin pas tout a fait droite! Parce que pour faire route sur la Guadeloupe, Alan doit encore corriger sa trajectoire. "On approche du but ! Ça va venir vite ! Les conditions sont un peu compliquées à gérer car je n’arrive pas à faire route directe sur la Guadeloupe… J’aimerais bien mais le vent a décidé de ne pas être avec moi pour le moment, mais ça va venir". Avec une antépénultième nuit mouvementée à bord pour le marin genevois: " Tout a commencé lorsque mon spi a décidé de faire une cocotte et de s'enrouler autour du J2. Et oui ! Après des séries d'empannages, j'ai réussi à le dérouler, mais impossible d'affaler la chaussette. Obligé de faire « à l'ancienne » et donc de ramener 400m2 de bâche à la main sur le pont. Autant dire que ça n'a pas été de tout repos." Alan devrait être en vue de la Tête à l'Anglais demain lundi au petit matin.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Dernière ligne droite. Enfin pas tout a fait droite! Parce que pour faire route sur la Guadeloupe, Alan doit encore corriger sa trajectoire. "On approche du but ! Ça va venir vite ! Les conditions sont un peu compliquées à gérer car je n’arrive pas à faire route directe sur la Guadeloupe… J’aimerais bien mais le vent a décidé de ne pas être avec moi pour le moment, mais ça va venir". Avec une antépénultième nuit mouvementée à bord pour le marin genevois: " Tout a commencé lorsque mon spi a décidé de faire une cocotte et de s'enrouler autour du J2. Et oui ! Après des séries d'empannages, j'ai réussi à le dérouler, mais impossible d'affaler la chaussette. Obligé de faire « à l'ancienne » et donc de ramener 400m2 de bâche à la main sur le pont. Autant dire que ça n'a pas été de tout repos." Alan devrait être en vue de la Tête à l'Anglais demain lundi au petit matin.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Un final au coude à coude. Stéphane Le Diraison au bout du doigt !Au lever du jour le long des côtes de la Guadeloupe Alan Roura et Stéphane Le Diraison se livrent à un duel très serré pour la septième place. Pourtant, même si proche du but, la course et ses embûches n’on ont pas fini avec les nerfs d’Alan. Le Genevois a dû monter en tête de mât dimanche soir après que sa grand-voile se soit subitement écroulée. Quarante-cinq minutes plus tard, il a touché un OFNI mais sans dégâts apparents. Alan reprenait sa route dans la foulée, direction la Tête à l’Anglais qu’il a dépassé à 02h30. Navigant de conserve, tour à tour septième ou huitième, les deux concurrents étaient en vue de la bouée de Basse Terre vers 12 heures (heure suisse). Stéphane le Diraison n'avait alors que 200 mètres d'avance sur Alan Roura. Il reste une quarantaine de kilomètres jusqu'à la ligne d'arrivée et environ 4 heures de course pour ces deux marins qui se seront battus jusqu'au bout.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Un final au coude à coude. Stéphane Le Diraison au bout du doigt !Au lever du jour le long des côtes de la Guadeloupe Alan Roura et Stéphane Le Diraison se livrent à un duel très serré pour la septième place. Pourtant, même si proche du but, la course et ses embûches n’on ont pas fini avec les nerfs d’Alan. Le Genevois a dû monter en tête de mât dimanche soir après que sa grand-voile se soit subitement écroulée. Quarante-cinq minutes plus tard, il a touché un OFNI mais sans dégâts apparents. Alan reprenait sa route dans la foulée, direction la Tête à l’Anglais qu’il a dépassé à 02h30. Navigant de conserve, tour à tour septième ou huitième, les deux concurrents étaient en vue de la bouée de Basse Terre vers 12 heures (heure suisse). Stéphane le Diraison n'avait alors que 200 mètres d'avance sur Alan Roura. Il reste une quarantaine de kilomètres jusqu'à la ligne d'arrivée et environ 4 heures de course pour ces deux marins qui se seront battus jusqu'au bout.Christophe Breschi/La Route du Rhum
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Duel hitchcockien entre Alan Roura et Stephane Le Diraison, 4 minutes d'écart à l'arrivée. Alan Roura arrache la septième place!Après les matchs Joyon-Gabart et Meilhat-Eliès lors du tour de la Guadeloupe, Alan Roura et Stéphane Le Diraison se sont à leur tour livrés à un duel palpitant entre la Tête à l’Anglais et Pointe-à-Pitre. Et c’est finalement le Genevois, sur La Fabrique, qui a empoché la 7e place en IMOCA, coupant la ligne avec 4 minutes 43 secondes d’avance sur le skipper de Time for Oceans, le plus petit écart à l'arrivée entre deux skippers dans cette 11e édition de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Les deux skippers ne se sont pas quittés d’une semelle lors du tour de l’île : Alan a passé la ligne à 16h25’37 (heure suisse) après 15 jours, 2 heures, 25 minutes, 37 secondes à une vitesse théorique de 9,77 nœuds (vitesse réelle de 12 nœuds pour 4351 milles parcourus).Textes: Jean-Guy PythonChristophe Breschi
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Duel hitchcockien entre Alan Roura et Stephane Le Diraison, 4 minutes d'écart à l'arrivée. Alan Roura arrache la septième place!Après les matchs Joyon-Gabart et Meilhat-Eliès lors du tour de la Guadeloupe, Alan Roura et Stéphane Le Diraison se sont à leur tour livrés à un duel palpitant entre la Tête à l’Anglais et Pointe-à-Pitre. Et c’est finalement le Genevois, sur La Fabrique, qui a empoché la 7e place en IMOCA, coupant la ligne avec 4 minutes 43 secondes d’avance sur le skipper de Time for Oceans, le plus petit écart à l'arrivée entre deux skippers dans cette 11e édition de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Les deux skippers ne se sont pas quittés d’une semelle lors du tour de l’île : Alan a passé la ligne à 16h25’37 (heure suisse) après 15 jours, 2 heures, 25 minutes, 37 secondes à une vitesse théorique de 9,77 nœuds (vitesse réelle de 12 nœuds pour 4351 milles parcourus).Textes: Jean-Guy PythonChristophe Breschi