L'ANALYSE DE BLAISE KORMANN
«Cette photo nous a valu le Prix Suva des Médias en 2011»
Après d'innombrables demandes d'autorisation et un long travail de confiance auprès du personnel hospitalier, le centre des grands brûlés du CHUV nous a ouvert ses portes pour un reportage d'une semaine. Avec la journaliste Marie Mathyer, nous assistions ici à une greffe de peau. Louis avait 59 ans. Brûlé à 95% par un arc électrique, il avait déjà passé plus de cent jours dans cette unité. Saja, la chirurgienne, a cultivé des cellules de peau qu'elle colle façon puzzle sur cet homme dont la chair, les tendons et les os sont à vif. Le milieu est stérile: nous avons passé notre temps à nous habiller et déshabiller dans des sas aseptisés. Dans les salles d'opérations, où les interventions durent de longues heures, il fait 32 °C et 70% d’humidité. L'odeur et les sons ajoutent encore à la difficulté de ces prises de vue.
L'ANALYSE DE DIDIER MARTENET
Photographe à L’illustré depuis 30 ans
«C'est un des portraits qu'il m'a été le plus difficile de réaliser»
Germinal Roaux est un photographe scénariste et metteur en scène. Je le connais bien puisque nous avons travaillé ensemble à L'illustré, par le passé.
Nous étions venus le voir avec un journaliste pour qu'il nous parle de son dernier film Fortuna, présenté au festival de Berlin. Je savais que Germinal détestait être pris en photo, mais je pensais que nos liens nous rendraient la tâche plus facile. Cela n'a pas été le cas. Arrivé très grippé, avec une forte fièvre, il nous a fallu user de toutes les ruses pour le mettre à l'aise. C'est un des portraits qu'il m'a été le plus difficile de réaliser. Il n'a pas passé un bon moment, et nous non plus, même si au final, le rendu nous a satisfait.
L'ANALYSE DE PHILIPPE PACHE
«Cette scène m'a semblé surréaliste»
La vie et les habitudes changent en cas de canicule … ainsi cette scène qui m'a semblé surréaliste au premier coup d'oeil en arrivant sur cette plage de Vidy, le 5 août dernier … avec cette lumière magique de fin de coucher de soleil, j'ai eu l'impression soudain d'être en Inde, sur les bords du Gange.
Mais nous sommes à Lausanne, à Vidy, il y a encore foule à une heure où habituellement les familles sont rentrées chez elles depuis des heures … mais la chaleur est là, on tarde dans la nuit, et ainsi ces enfants qui batifolent encore dans l'eau à l'heure où le marchand de sable serait déjà passé depuis belle lurette … alors on attendra le marchand … le sable est là et on y joue, encore et encore, dans la nuit … adoration de l'eau … vagues de joies …Pour les enfants, la canicule, ce n'est que cadeau … Que du bonheur comme on dit …
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L’ANALYSE DE JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Photographe professionnel depuis 10 ans de l’agence Keystone-ATS
«Pour un photographe, il est souvent très compliqué d’être là au bon moment»
Cet été les soirées de canicule ont souvent été marquées par des orages et des éclairs, causant parfois des dégâts. Pour un photographe, il est souvent très compliqué d’être là au bon moment quand une catastrophe naturelle se produit. Souvent, le photographe de presse arrive après coup. Maintenant avec l’information qui circule en continu il est plus facile d’arriver sur un évènement. C’est ce qui s’est passé avec Maxime, alerté par un collègue et habitant en Valais, il a pu se rendre rapidement à Chamoson pour immortaliser cette lave torrentielle spectaculaire. Pour ce genre de scène, l’usage du drone est tout à fait pertinent.
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L’ANALYSE DE JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Photographe professionnel depuis 10 ans de l’agence Keystone-ATS
«Sur cette image Valentin a eu un petit coup de chance»
Le Glacier 3000 au-dessus des Diablerets a été le théâtre le plus exigeant de la course « Glacier 3000 run » partie de Gstaad. A 3000 mètres d’altitude, l’effort est intense ! Pour les coureurs courir en montagne est une difficulté supplémentaire. Cette année l’exigence physique a été encore plus grande à cause de la forte chaleur, même à cette altitude ! Sur cette image Valentin a eu un petit coup de chance, car avoir un athlète courir à torse nu sur le glacier, sous cette chaleur et en plus sautant une petite rivière, est juste l’image qu’il fallait, pour illustrer ce genre de course de l’extrême.
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L’ANALYSE DE JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Photographe professionnel depuis 10 ans de l’agence Keystone-ATS
«L’œil du photographe doit aussi se porter sur l’envers du décor»
Le village de Sisikon accueillait ce week-end une manche de la compétition de plongeon "Red Bull Cliff Diving" au bord du lac des Quatre-Cantons. Lors de ce genre d’évènement de sport « extrême » l’attention est habituellement portée sur les performances exceptionnelles des athlètes mais cette année, à cause la canicule qui a sévit cette année en Europe, les spectateurs ont pris un rôle de premier plan. L’image de Urs est particulièrement graphique grâce à la densité des embarcations et la variété des couleurs. Comme souvent l’œil du photographe doit aussi se porter sur l’envers du décor, au-delà de la couverture de l’événement lui-même.
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L’ANALYSE DE JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Photographe professionnel depuis 10 ans de l’agence Keystone-ATS
«Une belle image malgré l’espace confiné et le point de vue restreint»
Le PALP festival qui regroupe concerts, spectacles et découvertes des traditions valaisannes dans des lieux inusuels proposait cette année un brunch sur un télésiège à Champex-Lac. L’événement surprenant qui se déroule dans décor idyllique est parfait pour les photographes, encore faut-il montrer à la fois le lieu et le repas des participants. Au lieu de réaliser des images à l'aide d'un téléobjectif ou d'un drone comme initialement prévu, Valentin a donc choisi de faire la montée en télésiège deux places avec une participante. Pour pouvoir obtenir une vue d’ensemble dans un espace de moins d’un mètre, un objectif « fisheye » a donc été utilisé. Malgré l’espace confiné et le point de vue restreint il fallait attendre le dégagement sur le Lac de Champex, le soleil dans le cadre et le fin de la préparation de la tartine qui font de cette image un beau résumé de l’événement !
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